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En vigueur depuis janvier, le contrat liant la mairie de Perpignan à la société de gestion du stationnement Indigo est critiqué par Louis Aliot, vice-président du Rassemblement National (RN) de Marine Le Pen. Le conseiller municipal de Perpignan et député des Pyrénées-Orientales réclame une « nouvelle politique de stationnement à Perpignan » dans un communiqué du 12 juin. Fustigeant la mairie qui a refusé « la gratuité de la première heure », et organisé une « tarification aberrante qui conduit à une politique mortifère pour le centre-ville », M. Aliot dénonce le partenariat noué par l’Hôtel de Ville avec Indigo, jusqu’en 2027. Il s’inquiète pour le commerce et la « qualité de vie de nos concitoyens », observe une « baisse de fréquentation », une « fuite des artisans » et même un « refus d’intervention des professionnels de santé auprès de la population ».

Pujol espère convaincre Indigo

Le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, souhaite pour sa part éteindre le début d’incendie entourant ce sujet du quotidien urbain, propice aux interprétations, particulièrement à l’idée des « 25 euros les 4 heures de stationnement », un prix prohibitif abondamment évoqué par la presse. Le premier magistrat espère pouvoir agir sur les marges de la problématique et s’oppose au zèle des agents de l’entreprise Indigo, prompts à administrer des documents de dépassement horaire, qui rappellent les procès-verbaux de la police municipale. Début juillet, il rencontrera a direction d’Indigo afin d’obtenir une tolérance de 2 à 4 minutes de dépassement. La gestion des 3415 places de surface payantes disponibles en centre-ville de Perpignan est devenue un enjeu politique et électoral à forte incidence, à deux ans des municipales de 2020.

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