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Le débat politico-médiatique sur l’augmentation des indemnités de sept élus de la mairie de Perpignan fait réagir l’ex-premier magistrat de la ville pendant 16 ans. Jean-Paul Alduy évoque ce mardi 9 février un «coup bas à la démocratie» et un «débat lamentable» propre à «renforcer encore la défiance, le mépris parfois le dégoût que nos concitoyens portent à la gente politique». En commentateur informé, l’ancien maire ne juge «pas compréhensible» cette mesure induisant quelque 100.000 euros, par temps de crise. S’il souligne que les fonctions visées «doivent être correctement indemnisées», sans quoi les places sont occupées par les «retraités et/ou aux riches», il affirme «douter qu’il soit nécessaire aujourd’hui d’avoir 21 adjoints à Perpignan». Citant Barcelone, ville aux 8 adjoints dont les indemnités ont diminué de 25%, J.P. Alduy voit même une «provocation».

Allusion au Front National

Pour parfaire sa critique, l’ancien président de l’Agglomération Perpignan Méditerranée vise aussi l’opposition municipale Front National, qui a ouvert le débat et fait circuler un tract d’alarme et une pétition sur le sujet. Pour l’ancien sénateur des Pyrénées-Orientales, le FN «aurait pu laisser passer cette délibération s’il avait obtenu des indemnités pour ses élus».

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