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Le groupe de réflexion Perpignan 2020, fondé en septembre 2012 autour de Romain Grau, membre de la majorité municipale de Perpignan, et de l’ancien maire Jean-Paul Alduy, tous deux membres de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI), prépare la nouvelle année sous forme de « 12 rendez-vous pour 2013« . Cette formule doit permettre à ce club politique de couvrir tout le spectre d’une politique municipale, bien que ses dirigeants se gardent d’évoquer une quelconque ambition électorale. Les impôts locaux, la mobilité, les sports, la sécurité ou encore le logement ainsi que la place à réserver, dans la ville, aux jeunes et aux personnes âgées, sont au programme de ces 12 réunions, inévitablement vouées à préfigurer une stratégie électorale. L’empreinte du méthodique Romain Grau impose une étude patiente de problématiques de terrain parfois ignorées par l’Hôtel de Ville, en vertu d’un isolement caractérisé de la fonction élective en France. Ce pari pour un nouveau style, lancé par le jeune énarque et avocat fiscaliste de 37 ans, doit être démontré dès le 16 janvier 2013 lors de la première rencontre de l’année, intitulée « Circuler et stationner à Perpignan ».

Un embryon de liste municipale

Après une série de trois réunions publiques, Perpignan 2020 a procédé courant décembre à la désignation précise de référents en charge de chacun des domaines choisis, sous forme de petits ministères. Parmi ceux-ci, Jean-Claude Kaiser, Jean-Philippe Schemla, Jean-Michel Rostand, Laurent Danoy et Nathalie Beaufils, ou encore Marie-Claude Auvergne et Chantal Gombert, sont des élus, fonctionnaires ou acteurs économiques relativement influents. Pareillement, le trombinoscope complet des 25 têtes visibles de Perpignan 2020, dont Laurence Alduy, épouse de Jean-Paul Alduy, et Brigitte Puiggali, adjointe au maire UMP, Jean-Marc Pujol, déléguée à la Cohésion sociale, suggère autant un début de parité qu’un embryon de liste recevable aux élections municipales de mars 2014.

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