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Le député-maire socialiste d’Argelès-sur-mer, Pierre Aylagas, également président de la communauté de communes Albères-Côte Vermeille Illiberis (CCACVI), quittera ses fonctions de premier magistrat le 31 mars 2016. Cette décision, qu’il a annoncée sans ambiguïté en février 2014, avant les municipales, permettra de mettre directement en selle son poulain, attaché parlementaire et professeur des écoles en détachement, Antoine Parra. Le procédé rappelle l’adoubement du maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, par son prédécesseur Jean-Paul Alduy, en 2009, bien que l’intention n’ait pas été précisées lors du scrutin municipal. Cette méthode fait aussi écho au destin offert à 2010 à Hermeline Malherbe, propulsée présidente du Conseil général des Pyrénées-Orientales par son prédécesseur Christian Bourquin.

Critiques de l’opposant Lionel Nadal

Au printemps prochain, Pierre Aylagas deviendra conseil municipal avec délégations, et conservera sa fonction de président de la communauté de communes. Son retrait partiel, suivi d’une passation, lui vaut les critiques de Lionel Nadal, conseiller communautaire de la CCACVI et adjoint au maire de Port-Vendres. Au regard des mandats cumulés par l’intéressé, cette personnalité montante, membre de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) voit dans le maire d’Argelès-sur-Mer la «parfaite synthèse du mal qui ronge notre démocratie», car il «choisit et impose son dauphin aux administrés de sa commune». La transmission du spectre municipal est légalement possible à une échelle mineure du pouvoir, mais reste inenvisageable à une échelle supérieure. Caractéristique de la province française, de gauche comme de droite, elle permet la préservation des réseaux électoraux et alimente le discours de l’extrême droite.

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