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La formation politique Oui au Pays Catalan (OPC) prend position sur l’allocution prononcée dimanche 14 juin par le Président de la République. Dans un communiqué du 17 juin, ses responsables estiment qu’Emmanuel Macron, avouant que « tout ne peut pas être décidé depuis Paris » a rejoué du « en même temps », après avoir pratiqué la « recentralisation » depuis le début de son mandat. OPC estime que le chef de l’Etat « ne décentralisera pas » car il est issu de l’ENA, une « incarnation du centralisme de la pensée, des hommes et des territoires ». Le parti politique s’appuie sur le Covid-19 pour asseoir son analyse, en affirmant que cette crise « aurait été mieux maîtrisée par de véritables Régions, comme en Allemagne, mais elle a été gérée de façon totalement centralisée, depuis l’Élysée ».

Des préfets qui “infantilisent” les élus

Dans son imprécation contre l’impossible décentralisation, OPC cite le rôle des préfets, dont l’existence même semble empêcher un processus régional. Ces agents « élus par personne » conserveront leur « suprématie », une « excentricité en Europe » qui leur permet « d’infantiliser et de déresponsabiliser les Conseils départementaux et régionaux ». Le parti, favorable à un pouvoir décisionnaire fort à Perpignan, estime que la République en Marche évitera la « grande réforme des institutions dont la France a besoin » car l’Etat ne « souhaite pas céder du pouvoir aux territoires ».