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Après sa percée électorale aux élections législatives de 2017 et avant les municipales de 2020, la formation politique Oui au Pays Catalan (OPC) fait le point. Elle organise une matinée de réflexion, samedi 6 octobre à l’Hôtel de la Fauceille de Perpignan. Face au risque de dilution économique et identitaire des Pyrénées-Orientales au sein de la région administrative « Occitanie », OPC se pose la question : « Comment être reconnu, comment se faire respecter, comment le Pays Catalan trouvera-t-il son chemin ? ». Un colloque à caractère académique réunira Fabiana Giovannini, conseillère territoriale de Corse,membre de la majorité nationaliste dirigée par le président du conseil exécutif corse Gilles Siméoni. En représentation du Pays Basque, le maire de la vile de Mauléon Maire et Vice-Président de la Communauté d’Agglomération Pays Basque, Mixel Etchevest, évoquera ses stratégies eéconomiques en tant qu’élu et responsable du groupe industriel Artzaiak.

Une « Collectivité Pays Catalan » ?

A cette rencontre aux allures d’échange d’expériences sont attendus Jordi Vera, coordinateur de Oui au Pays Catalan, et Jean-Luc Pujol, ancien conseil régional du Languedoc-Roussillon, maire de Fourques et producteur viticulteur. OPC, mouvement lancé dès l’annonce de la création de la région Occitanie, en septembre 2016, fête ses deux ans d’existence en prenant exemple sur la Corse, devenue « Collectivité Territoriale Unique » le 1er janvier dernier, et le Pays Basque, devenu « Communauté d’agglomération » le 1er janvier 2017. Les futures réformes territoriales envisagées par le gouvernement inviteraient le Pays Catalan a exister à part entière « face aux macro-régions nouvellement mises en place, et ensuite face à la disparition des départements », prévue à l’horizon 2021, souligne le parti. Celui-ci prône le « changement du nom du département », suivi de la création d’une « Collectivité Pays Catalan ».

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