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Le laboratoire à idées Opencat réagit à la carte des intercommunalités des Pyrénées-Orientales, présentée le 28 setembre 2012 à Perpignan. Cet ensemble de 13 espaces administratifs distincts, dont l’évolution est encore possible avant la validation définive, prévue fin décembre, constitue une « incroyable mosaïque » selon le cercle de réflexion fondé en 2010 à Perpignan. Dans un communiqué en date du 13 octobre, Opencat estime que cet ensemble oublie « l’évolution des territoires et de l’homogénéité de la plaine du Roussillon, au nom d’étranges intérêts », avant de prendre exemple sur le Languedoc. Citant la loi de Réforme des collectivités territoriales de 2010, qui consacre le pôle métropolitain, fort de plus de 300.000 habitants, le think tank libéral défend l’idée d’un pôle métropolitain du Roussillon « compétitif », fruit de l’association entre une agglomération Perpignan Méditerranée élargie et d’une autre agglomération, à créer autour d’Argelès-sur-mer.

La métropolisation du Languedoc est déjà engagée

Ce projet correspondrait à la stratégie en marche sur le triangle Alès-Nîmes-Sète, en appui de Montpellier, en fondant dans les Pyrénées-Orientales un ensemble administratif de plus de 300.000 habitants, qui pourrait « peser sur l’axe transfrontalier, en entraînant tout le département ». Le cercle dirigé par le Perpignanais Vincent Dumas insiste, en jugeant cette solution prévue dans les textes mériterait de recevoir les « confettis intercommunaux », parfois limités à quatre communes. Cette évolution permettrait, de l’avis d’Opencat, d’esquiver le choix de l’Etat, qui « consacre le non-développement (…) sur fond d’intérêts électoraux » alors que « Perpignan a plongé ».

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