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Le concept « transfrontalier » issu du siècle dernier est à bout de souffle, selon une analyse publiée par le think tank Opencat, fondé en 2010. Dans cette intervention de début d’année, le cercle de réflexion présidé par le kinésithérapeute perpignanais Vincent Dumas revendique un « abandon de l’approche transfrontalière, qui tend à réduire des différences incompressibles plutôt que construire avec elles ». Cette affirmation, contraire à certaines pratiques en vigueur, est argumentée par une défense de la Zone euro et d’une ébauche de « normalisation fiscale ». Opencat promeut ainsi un « bloc Europe » qui « peut exister sans être uniformisé », alors même que les stratégies transfrontalières rapportée aux latitudes catalanes sont souvent amalgamées à la défense d’une identité catalane commune. Le think tank considère que « les divisions entre Etats sont poignantes en matière réglementaire, juridique, fiscale et sociale, mais aussi douanière, sociétale, médiatique et linguistique », et se risque à ajouter « et elle peuvent le rester ». L’idée « d’uniformiser le continent, même en matière fiscale » est écartée, au profit d’un « assouplissement des relations entre États » et d’une citoyenneté européenne commune entre les Pyrénées-Orientales et la Catalogne du Sud.

Des fonds européens opposés aux besoins économiques

Opencat, dont le nom de baptême n’est pas anodin, évoque une « timide politique transfrontalière » qui « existe à Perpignan, mais pas à Figueres ». Constatant une divergence des perceptions de part et d’autre du massif des Albères, le groupe de réflexion souhaite appelle la« fin d’un malentendu » et la « disparition du fantôme transfrontalier », qu’il estime « maintenu en vie par des fonds européens (…) auquel les acteurs de l’économie à cheval sur les territoires du Nord et du Sud n’ont jamais accordé aucun crédit ».

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