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Pour la première fois, Barack Obama intervient dans le débat qui agite l’Espagne et la Catalogne. Mardi 15 septembre, lors d’un entretien avec le roi d’Espagne Felipe VI, à la Maison Blanche, le président des Etats-Unis a déclaré «en matière de politique extérieure, nous sommes profondément engagés à maintenir une relation avec une Espagne forte et unifiée». Cette affirmation, à moins de deux semaines des élections catalanes du 27 septembre, n’a pas comporté de citation claire de cette échéance qui place en péril l’avenir de l’Espagne actuelle. Interrogé plus tard par la presse sur le sens profond de son propos, Barack Obama n’a pas souhaité aborder le sujet dans la clarté.

Madrid et les indépendantistes se réjouissent

La parole présidentielle américaine offre un soutien intéressant au gouvernement espagnol, qui redoute naturellement le départ de la Catalogne. Mais le camp indépendantiste, dont le lobbying aux USA a débuté il y a plusieurs années, se réjouit aussi. Dans une déclaration adressée au gouvernement espagnol, le président du gouvernement catalan, Artur Mas, affirmait ce mercredi que l’Espagne «peut être unifiée avec la Catalogne, ou sans elle». Selon lui, il est «logique» de Barack Obama souhaite une Espagne forte, surtout qu’il s’agit d’une «démocratie parfois qualifié de passable». Cette analyse survient alors d’un nouveau sondage attribue 56% au souverainisme catalan, qui obtiendrait jusqu’à 76 sièges sur 135 au Parlement de Catalogne. Cette étude, publiée ce même mercredi, a été commandée par la chaîne madrilène Telecinco.

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