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A quelques jours de la reprise des activités parlementaires catalanes, sous la présidence d’Artur Mas, le premier ministre espagnol a averti ce dernier, le 18 décembre à Tolède, contre une « instabilité » politique. Le président de l’exécutif espagnol, farouchement opposé à un référendum sur l’indépendance catalane souhaité par les partis Convergence et Union (CiU) et Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), a précisé que les citoyens « ne pardonneront à personne » l’engagement vers les « chemins de l’incertitude qui ne mènent nulle part sauf vers une aggravation de la crise ».

La Catalogne défend toujours une fiscalité propre

Simultanément à cette démonstration d’inquiétude au sein de l’appareil d’Etat en Espagne, le gouvernement catalan rendait officielle la mise en place, dès ce 19 décembre, d’un impôt sur les transactions bancaires. Cette formule qui épargnera les clients particuliers doit susciter un bénéfice annuel de 500 millions d’euros et alléger les finances publiques catalanes, dans le cadre de la fiscalité catalane promue par CiU et acceptée par ERC. Par ailleurs, l’exécutif catalan entame une action envers la Cour Constitutionnelle espagnole, qui réprouve le système « 1 euro par ordonnance » en place en Catalogne depuis juin 2012. Cette contribution envers les finances publiques catalanes consiste à verser un euro par médicament dont le prix dépasse 1,67 euro. Le 15 décembre, le gouvernement espagnol a saisi la même Cour pour casser cette mesure, qui, selon sa porte-parole, Soraya Sáenz de Santamaría, « porte atteinte à l’égalité entre Espagnols ».

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