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L’hypothèse de nouvelles élections municipales à Perpignan, éclaircie par le Conseil d’Etat en fin de mois, agite l’UMP, qui place ses exigences sur une ville jusqu’alors relativement épargnée par les décisions extérieures. En vue d’une campagne rapide et intense, de 4 à 8 semaines, l’UMP aurait ainsi posé ses conditions par la voix même du Président de la République Nicolas Sarkozy, défavorable à une nouvelle candidature de Jean-Paul Alduy, par ailleurs vice-président du Parti Radical Valoisien du ministre de l’Environnement Jean-Louis Borloo. Cette interventionnisme, historiquement nouveau à Perpignan, ajouté aux chapelets d’informations égrenées depuis le déclenchement de l’affaire dite de la « chaussette », calquerait ainsi la politique de la ville sur une bipolarisation gauche/droite, UMP contre PS, sur le modèle présidentiel français. Outre la personne de Jean-Paul Alduy, ce serait la stratégie du maire, lancée en 1993, mariant les « socio-professionnels » et couvrant le spectre politique du centre-gauche jusqu’à la droite traditionaliste, qui pourraient être remisés. Dans cette même hypothèse, l’intervention de l’UMP catalane dans la composition d’une « liste UMP », mais pas dans le choix de sa tête réservée à Paris, confirmée par son président Daniel Mach, ancien poulain de M. Alduy, confirmerait une perte d’autorité de ce dernier, à la faveur d’une uniformisation territoriale qui atténuerait le dénommé « Alduysme », y compris en cas de victoire du maire.

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