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La Clau
Nicolas Sarkozy, à Perpignan pour l’inauguration officielle du TGV en 2011 ?
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Une petite trentaine de personnalités politiques ont pris part ce dimanche à l’inauguration officieuse des premiers TGV entre Perpignan et Figueres, prolongés jusqu’à Barcelone par une ligne conventionnelle, et vice-versa. Le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, et celui de Barcelone, Jordi Hereu, ont tous deux tenu à assister au démarrage du premier convoi au départ de leur ville respective, chacun au bord du quai. A Perpignan, la députée-maire UMP de Villeneuve de la raho, Jacqueline Irles, également présente en dépit de l’absence de toute cérémonie protocolaire, nous signalait la coïncidence qui veut que son propre grand-père ait été, avant la guerre civile espagnole de 1936-1939, premier magistrat de la commune de Vilafant, réceptrice de la gare TGV de l’Empordà. En sens inverse, le député-maire de Figueres, Santi Vila, et son adjoint Francesc Canet, ont pris part à la première rame, à 197 km/h, en compagnie du maire socialiste de Vilafant, Consol Cantenys, avant de fouler le sol perpignanais 29 minutes plus tard.

La couverture médiatique de ce transpercement des Pyrénées, nettement plus importante en Catalogne du Sud et en Espagne, en précède une autre. La date de ce dimanche 19 décembre n’a pas été officiellement retenue par le gouvernement français, dont la grande l’actualité liée à la grande vitesse était, ce vendredi, l’annonce du lancement d’un TGV de conception française, au Maroc, en 2015. Pour sa part, l’Etat espagnol tenait bien davantage à communiquer sur le lancement officiel du TGV Madrid-València, ce samedi. La vraie date officielle de l’inauguration de la Ligne à Grande Vitesse transpyrénéenne, qui ballote entre le 18 et le 19 janvier 2011, se déroulera en présence de nombreuses autorités gouvernementales. Sont fortement pressentis la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et des transports Nathalie Kosciusko-Morizet, le secrétaire d’Etat aux Transports, Thierry Mariani, le président de la Communauté d’Agglomération Perpignan-Méditerranée, Jean-Paul Alduy, la présidente du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe, ou encore le préfet des Pyrénées-Orientales, Jean-François Delage. Cette liste, qui ne comporte pas de réelle surprise, comprend également celui qui sera alors devenu président de la Catalogne, Artur Mas, tout comme une « très haute personnalité française », selon la confession d’un grand élu du Roussillon, qui nous insinuait la possibilité de la présence de Nicolas Sarkozy.

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