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Les élections municipales partielles du Barcarès, programmées les 28 août et 4 septembre selon une décision de la préfecture des Pyrénées-Orientales, suscitent une pré-campagne. Le mieux préparé des candidats semble en être l’ancien maire, Alain Ferrand, prêt à prendre la succession de son épouse, Joëlle Ferrand, dans un simple jeu de passe-passe familial, au demeurant sanctionné par les urnes. La liste présentée par M. Ferrand est d’ailleurs dénommée « Continuons ensemble ». Sur nos propres pages, cette candidature est à la source de plusieurs dizaines de commentaires publiés, tandis que plusieurs dizaines d’autres ont fait l’objet de filtrages. Compte tenu du rôle croissant d’Internet dans la formation des opinions publiques, le terrain sensible de la démocratie en général et des scrutins municipaux du pays Catalan en particulier, impose une mesure, sans laquelle toute sorte d’imprécations, propos diffamants et provocations tiendraient lieu de débat.

Ce lundi, le candidat Ferrand a démontré une certaine avance en matière de nouvelle technologies. Après avoir créé un site Internet de qualité, dès mai 2010, dans une possible anticipation des faits qui concernent sa femme, le prétendant a rendu public son premier message public via le réseau Twitter, après avoir fait de même, mais de manière plus ordinaire, par Facebook. Cette déclaration, dans laquelle s’exprime une solidarité avec la « souffrance » de Joëlle Ferrand, évoque une « affaire qui n’avait pas lieu d’être, dont l’importance en tout cas a été exagérée, voire orientée par une opposition à la solde ». L’affaire en question, celle du « dragage du port », aura écourté le dernier mandat de l’élue, élue en 1999. M. Ferrand, souhaite ne pas « laisser entre les mains de gens pour lesquels la seule motivation se résume à la satisfaction de leurs intérêts personnels » la commune du Barcarès. Son message est déjà décortiqué sur un site qui se veut « neutre » et vise l’élection régulière de 2014, ajouté à un autre, intitulé « Force et démocratie« , l’ensemble démontrant l’importance du vecteur Internet, dans un risque potentiellement comparable à la galaxie numérique présente à Saint-Cyprien.