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Dimanche 3 mai, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castañer, envisageait sur RTL l’annulation du premier tour des élections municipales dans les communes où cette échéance n’a pas suffi. Cette éventualité liée au coronavirus donnerait lieu à un report aux 27 septembre et 4 octobre, selon le Journal du Dimanche.
La remise des compteurs électoraux à zéro hérisse quatre candidats en Pays Catalan, dont trois y voient un “déni de démocratie pur et simple”, dans un communiqué du 5 mai. Ces favoris sont Marie Costa, titulaire de 37 % à Amélie les bains, Jacques Garsau, qui a obtenu 38,15% à Millas et Marc Petit, détenteur de 28,25 % à Claira. Tous trois questionnent la « légitimité réelle des « maires » maintenus dans leurs fonctions mais rejetés par l’électorat » et s’interrogent sur le tandem « préfet-maire » institué par l’Etat, sans consistance juridique, dans le cadre du déconfinement. Ces trois candidats demandent que soit “maintenu le seul scrutin du second tour comme initialement prévu”.

A Elne, Nicolas Garcia dénonce «l’autocratie»

Le quatrième protestataire est Nicolas Garcia, candidat de gauche auquel il n’a manqué que 39 voix pour être élu à Elne, à 48.86 % le 15 mars. Secrétaire fédéral du Parti Communiste Français (PCF) dans les Pyrénées-Orientales, N. Garcia estime que l’on « dénigre la politique » et que l’on « favorise l’autocratie » des élus dont le mandat est prolongé à l’unique faveur du confinement. Ancien maire de la ville (2001-2014), il juge que « si l’on considère que le virus a faussé le premier tour, alors il a faussé tous les premiers tours et il convient de tous les annuler ». Sur ce principe, les candidats élus maires au premier tour devraient aussi se soumettre à un bis repetita.

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