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Certaines candidatures aux élections municipales du printemps 2014 se manifestent dans certaines grandes villes françaises, dont Paris, tandis que des signes apparaissent à Perpignan. Au seul postulant déclaré, Louis Aliot, du Front National, s’ajoutent de nécessaires frémissements dans le camp socialiste. A la suite d’une primaire invisible avec Jacqueline Amiel-Donat, chef de file PS au conseil municipal, la tête de liste devrait revenir à la conseillère générale et députée Ségolène Neuville, relais de Christian Bourquin, président de la région Languedoc-Roussillon. Le camp du centre-droit et de la droite devrait comporter une présence aux premières places du maire UMP, Jean-Marc Pujol, dont le manque de notoriété, malgré une entrée au conseil municipal en 1989, fait l’objet depuis 2011 d’une campagne de notoriété. Articulée, dans les différents quartiers de la ville, en réunions publiques consacrées aux problématiques de terrain, cette stratégie se double de rencontres périodiques avec les services municipaux. Cette accumulation d’actions sans équivoque manifeste un travail d’arrière-cour.

Jean-Paul Alduy, repère pour partisans et opposants

La grande inconnue de l’équation électorale à venir reste la présence ou la griffe rattachée à la personnalité de Jean-Paul Alduy, maire de 1993 à 2009 et président de l’Agglomération Perpignan Méditerranée. Courant 2013 doit ainsi se conclure un subtil jeu de hiérarchies entre une frange droitière, incarnée par M. Pujol, et une mouvance centriste compatible avec une gauche modérée, représentée par l’élu le plus connu de la ville. Dans le contexte tendu des campagnes municipales de 2008 et 2009, chez les partisans comme chez les opposants, le repère était Jean-Paul Alduy. Pour 2014, ce dernier devrait tenir un rôle arbitral, en cristallisant l’attention.

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