Langue

Sans surprise, les tactiques sémantiques mises en branle à l’occasion des élections municipales dans l’ensemble de la France comportent leur lots d’expressions consacrées et éculées. Les slogans « Union pour la commune » et « Ensemble pour la commune » côtoient les « Tous ensemble », « En avant », ou encore les sésames « Avenir » et « Demain », mais certains exemples s’échappent de la mêlée générale. Dans la commune de Toulouges, en Roussillon et dans l’agglomération Perpignan-Méditerranée, où le maire socialiste et anciennement radical de gauche Louis Caseilles, élu en 1977, souhaite passer la main à son premier adjoint depuis 1989, Jean Roque, le message est « Toulouges au coeur« . Fraîchement retraité de son poste de secrétaire adjoint de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Pyrénées-Orientales, cet enfant du pays, qui revendique ses « aïeuls à Oms en 1650 », évite opportunément le logo du Parti Socialiste mais affirme « Je vis Toulouges, je respire Toulouges ». Suppléant du député Jacques Cresta, qui est également secrétaire de la fédération du Parti Socialiste des Pyrénées-Orientales, Jean Roque, qui assume le rôle de secrétaire fédéral en charge de l’Education, devrait pouvoir tirer son épingle du jeu lors du scrutin.

Du coeur pour remporter les élections

Une élection chassant rapidement l’autre, la mémoire devient courte, car un même registre amoureux envers la ville convoitée était, à 6 kilomètres de là, il y a 5 ans, celui de Jean-Paul Alduy, à l’occasion des élections partielles de 2009. La liste « Perpignan au coeur » avait produit le plus grand succès politique du maire sortant, qui avait accompli le résultat spectaculaire de 53,54 % au second tour. Le monopôle du coeur n’est pas de mise, à l’instar d’autres listes sollicitant cette méthode, notamment dans la commune de Malemort-sur-Corrèze, mais un précédent majeur existe en Pays Catalan.

Partager

Icona de pantalla completa