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Les plaies ouvertes par la campagne de l’élection municipale de Canet, soldée par la victoire du candidat UMP Bernard Dupont, pourraient s’élargir. Ce lundi, au lendemain du second tour, le Mouvement Démocrate a salué la « très belle et très digne campagne menée par Henri Valls », candidat UMP sans investiture battu de 317 voix, tout en dénonçant la « machine politicienne UMP et ses pratiques ». Promettant de veiller à la primauté de l’intérêt général de la ville sur les « choix de clans », le parti centriste, soutien de M. Valls, tout comme le Nouveau Centre, dévoile de fortes lignes de clivage. Après l’élection municipale interne prévue ce vendredi, M. Valls, adhérent, depuis 1996, du RPR devenu UMP, futur chef de l’opposition d’une ville dirigée par un maire membre de l’UMP depuis 2009, devra imaginer comment exister au-delà de ce point commun. Pour ne pas faire figure de jumeau, à la façon de « Dupont contre Dupond », et pour se distinguer, le docteur Henri Valls, ancien médecin du XIII catalan et de l’ancienne maire, Arlette Franco, pourrait jouer l’indépendance de décision, contre la tutelle d’un parti qu’il considère, parce qu’il n’a pas misé sur sa candidature en dépit de promesses, auteur d’une trahison à son égard.