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Vendredi 23 mai, le Conseil régional du Languedoc-Roussillon a adopté à la quasi unanimité, sauf trois abstentions, une motion sur la réforme territoriale engagée par le gouvernement. Dès le 8 avril, le président régional, Christian Bourquin, affirmait « ce genre de velléités fera pschitt en Languedoc-Roussillon« , en référence à la disparition de l’ensemble régional. Le 6 mai, suite à une intervention médiatique de François Hollande, le successeur de Georges Frêche défendait une collectivité qui « marche », appuyée sur un territoire « équilibré » et préparée à « faire partie de la douzaine de Régions qui figureront sur la nouvelle carte de France ».

Réponse écrite à une menace invisible

La motion, intitulée « Aux habitants de la région, un avenir commun », intervient à la même date que la publication d’un encart publicitaire de défense de l’entité régionale, inséré dans les Journaux du Midi. Le texte revendique le Languedoc-Roussillon comme l’un des territoires « les plus dynamiques du pays », muni d’une capitale qui a « tous les atouts d’une métropole ». Il serait « insensé de faire disparaître » ce « territoire le plus attractif de France », soutient le texte. Fusionner ou éclater la région « c’est non ! », conclut cette déclaration de résistance, qui semble répondre à une menace lui donnant sa raison d’être.

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