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La Clau
Menaces de mort contre la députée L.Gayte : une référente est nommée
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La députée LREM Laurence Gayte, âgée de 56 ans, a été la cible d’une action d’opposition au pass sanitaire, le 18 juillet dernier. L’élue de la 3e circonscription des Pyrénées-Orientales a reçu une menace de mort communiquée via le formulaire de contact de son site Internet. Ce message a fait suite à l’approbation de la loi sanitaire liée au Covid-19, par l’élue, anciennement membre de l’Union des démocrates et indépendants (UDI).

Comme un tiers des parlementaires de la majorité présidentielle, L. Gayte a reçu les mots inquiétants « Votre pass sanitaire et isolement obligatoire = mort par balles. Ne prenez pas cet avertissement au sérieux et ça m’arrangera, on pourra vous atteindre plus facilement. Certains députés vont avoir une surprise ». Suite à ces mots glaçants, sans signature, la députée a déposé plainte le 27 juillet, après l’ouverture d’une enquête pour « menaces de morts à l’encontre de personnes investies d’un mandat public », le 21 juillet.

Pour aller plus loin face à ce phénomène massif à l’encontre des députés, l’Assemblée nationale a nommé une référente, le 23 novembre. Cette référente, membre de l’administration de l’Assemblée, devra « recueillir les signalements des députés et les conseiller, s’ils le souhaitent, dans leurs démarches éventuelles », comme l’a précisé le président de l’Assemblée, Richard Ferrand, après avoir indiqué que « de telles tentatives d’intimidation ne sont pas tolérables ».

La députée, déjà menacée fin 2018

Auparavant, en décembre 2018, Laurence Gayte avait été l’objet d’autres messages, cette fois signés de la main de leur auteur. Cette personne, se revendiquant des Gilets jaunes, habitant le Pays Catalan, avait plusieurs fois menacé la parlementaire, également par e-mail. Il lui avait notamment annoncé qu’il se rendrait chez elle « pour la guillotiner ». L’enquête a révélé que l’individu, déjà connu des autorités policières, avait précédemment tenté d’intimider la mairie d’une commune du Roussillon, en raison d’un différend politique. 

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