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Comme le révélait La Clau dès mardi, Marine le Pen, la présidente du Front National, et le numéro 2 du parti, Louis Aliot, ont été les invités du Salon du Savoir-faire pied-noir, ce samedi au Barcarès. Alors qu’à très courte distance, dans la commune mitoyenne de Leucate, le Nouveau Parti Anticapitaliste organise dès ce dimanche son université d’été, les deux convives ont effectivement participé à un dépôt de gerbe face à la stèle dédiée aux rapatriés d’Algérie située sur le Front de Mer de Port-Barcarès. Ce passage a été l’occasion d’envoyer des signes forts à la communauté pied-noir, représentée sur place par plusieurs centaines de personnes. Mme Le Pen s’est employée à séduire sa cible, en visant Nicolas Sarkozy. Selon elle, qui est apparue en robe aux côtés de son compagnon, en Jeans savamment usé, le président de la République n’a pas tenu les promesses qu’il formulait lors de sa campagne de 2007. Lançant « nous ferons en sorte de les remplir si le peuple français nous fait confiance en 2012 », la candidate à la présidentielle de 2012 a exigé de la part de l’État la reconnaissance de sa responsabilité lors des troubles algériens de 1962. De son avis, les rapatriés d’Algérie, mais aussi les Harkis, fort représentés en Pays Catalan, sont, cinquante ans plus tard, « toujours les victimes de promesses qui n’ont jamais été tenues ». Considérant que les pieds-noirs « ont le sentiment (…) d’être baladés depuis maintenant des années », Marine Le Pen a joué sur l’empathie, dont elle avait déjà usé à Bompas, le 11 mars dernier.

Sans aucune référence à la réalité environnante, dans la seule exploitation d’un haut-parleur national, la dirigeante d’extrême droite s’es également exprimée sur l’élection primaire du Parti Socialiste, en ironisant sur une « unité de façade », affichée par les postulants, qui « a du mal à tenir et les lézardes commencent à apparaître ».

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