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La montée en puissance du parti d’extrême droite catalan Plataforma per Catalunya lors des élections municipales du 22 mai en Catalogne du Sud inspire Marine Le Pen. Ce mercredi, la présidente du Front National a tenu à exprimer sa satisfaction à la lecture des résultats électoraux de cette formation qui tente de tirer profit d’un certain malaise sud-catalan face à l’immigration. Depuis plusieurs mois, le nombre d’étrangers recule sur le territoire, en raison de retours au pays, consécutifs à la crise, épaulés financièrement par le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero. Mais le discours adapté de la Plateforme pour la Catalogne (PxC), qui a ciblé ses candidatures dans des communes sensibles, à forte population immigrée sédentarisée, a ostensiblement fait mouche.

Visiblement au courant de cette réalité, Mme Le Pen a salué le leader de PxC, Josep Anglada, pour « son récent succès », qui a fourni un « espoir ». La candidate à l’élection présidentielle de 2012 a jugé que ce parti « identitaire » est devenu une référence en Catalogne et en Espagne, avant d’analyser la situation à l’extérieur. Selon elle, les partis qui « luttent avec courage et efficacité pour le futur de leurs peuples » prennent vigueur en Europe.

Sur les 947 communes qui composent la Catalogne du Sud, Plataforma per Catalunya a obtenu 67 conseillers municipaux, soit 65.905 voix, et 2,3% des suffrages exprimés. Bien que faible, ce volant d’élus est représentatif dans certaines villes, dont celle de Vic, dans la partie intérieure de la province de Barcelone, où ce parti a réuni 20% des voix.

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