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Le prétendant à l’élection primaire socialiste Manuel Valls, premier candidat catalan à la présidentielle depuis le Port-Vendrais Jules Pams, en 1913, n’esquive pas sa culture d’origine. Il en réserve cependant l’évocation aux canaux de communication minoritaires, comme le réseau social Twitter. Dimanche, 11 septembre, à l’occasion de la journée de Catalogne, celui qui souhaite incarner « l’énergie du changement » lors du grand scrutin de 2012 a communiqué sa présence lors d’un grande manifestation à Barcelone, le 11 septembre 1977. Du haut de ses 15 ans, le futur maire de la ville d’Évry, en région parisienne, avait pris part à une revendication pour l’autonomie de la Catalogne du Sud, en présence d’1 million de personnes. Ce souvenir, consécutif à la chute du régime de Franco, a été remémoré par M. Valls, rappelant sa « première grande manif, à Barcelone (…) pour l’Estatut – statut de terrotorialité – et des élections libres ».

Si la version officielle version française du curriculum vitae de Manuel Valls, naturalisé français en 1982, deux ans après son adhésion au PS sous l’impulsion de Michel Rocard, n’inclut pas les 20 premières années de sa vie, davantage rattachées à la Catalogne, sa généalogie lui reste infiniment liée. Le candidat le plus à droite de la gauche socialiste, qui serait très certainement plus à l’aise au sein du Parti Socialiste de Catalogne, a pour homonyme Manuel Valls i Gorina, auteur de la musique de l’hymne du Football Club Barcelone, dont il est un grand supporter.

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