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La nomination de Manuel Valls comme premier ministre, annoncée ce lundi 31 mars par François Hollande, place pour la première fois un ressortissant catalan à ce poste hautement stratégique. A 51 ans, l’ancien maire d’Evry, en région parisienne, reçoit la lourde tâche de diriger une nouvelle équipe ministérielle et de produire des résultats visibles. Au lendemain d’élections municipales affaiblissant la gauche, cette promotion devrait précéder des orientations accordées aux déclarations publiques de l’intéressé. Personnalité parmi les plus populaires de la politique française, le Barcelonais de 51 ans s’est montré contraire, ces dernières années, aux 35 heures de travail hebdomadaire, mais favorable aux Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Il a défendu la généralisation du port d’armes par les politiques municipales et affirmé qu’une petite partie des Roms, communauté qui a « vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie », souhaite s’intégrer à la République Française.

La presse parisienne ne se rend pas à l’évidence

Les affirmations de Manuel Valls, classables à droite en France, sont celles d’un élu de gauche peu lisible et inclassable pour la presse parisienne, idéologiquement empêchée de solliciter les origines de l’intéressé pour saisir l’évidence. Car la plupart des positions politiques du fringant ministre sont tout simplement assumées par le Parti Socialiste de Catalogne, dont la ligne sociale, économique et migratoire serait de droite si elle était transposée sur l’échiquier français. Le coquet enfant de la bourgeoisie catalane, mari de la violoniste de Johnny Hallyday, Anne Gravoin, présente une série d’atouts, complémentaires et contradictoires, voire étranges selon le prisme français, mais davantage recevables à gauche dans l’intégralité des Etats européens.

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