Langue

Une information politique à caractère insolite intervient dans les Pyrénées-Orientales, entre performance et immobilisme. En effet, le maire de Cabestany, Jean Vila, annonce sa candidature à sa propre succession à l’occasion des élections municipales de mars 2020. Il sera opposé à Colette Appert, présentée par les Républicains sur le thème de l’alternance. Celle-ci déclare sur son blog « on doit se préoccuper du petit commerce de sa ville et de l’état de ses trottoirs plutôt que des prochains Jeux Olympiques à Paris ».
Jean Vila, membre du Parti Communiste, est maire depuis 1977. II prépare sa neuvième campagne, pour un mandat qui s’achèvera en 2026, dans l’hypothèse probable de sa victoire.

Vers un demi-siècle de mandat de maire

Le premier magistrat, âgé de 78 ans en 2020, ancien député et conseiller régional du Languedoc-Roussillon, s’apprête à signer une prouesse de longévité élective. Il pourrait signer 49 ans de mandat, voire davantage s’il se représente en 2026. Ce cumul horizontal de mandats aura accompagné une longue métamorphose de la ville de Cabestany. Village séparé de Perpignan, la commune est devenue une ville en continuité de la capitale du Roussillon, en développant d’importantes zones commerciales dans sa périphérie. Cabestany affiche actuellement 9800 habitants, contre 3600 en 1977. Lors des élections de 2014, Jean Vila a réuni 70% des voix exprimées dès le premier tour, contre 71% en 2008.

Partager