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La procédure entamée par le gouvernement catalan pour un changement du cadre institutionnel catalan, correspondant à la création d’un Etat, a comporté une résolution inédite, le 27 septembre. Le parlement de Catalogne s’est prononcé pour une émancipation de la Catalogne en adoptant un texte stipulant l’organisation d’une consultation sur ce sujet dans les quatre années à venir. Cette décision, validée par 84 députés sur 135, a reçu le soutien des partis politiques et coalitions Convergence et Union, de la Gauche Républicaine de Catalogne, d’Iniviative pour la Catalogne-Les Verts, de Solidarité Catalane et du député non-inscrit Joan Laporta, ancien président du Football Club Barcelone. Le Partido Popular et le parti Ciutadans se sont prononcés contre, tandis que le Parti Socialiste Catalan a choisi l’abstention. Il s’agit d’une première historique depuis le retour de la démocratie en Espagne, ou jamais une majorité souverainiste ne s’était ouvertement affirmée au sein du parlement catalan.

Le gouvernement espagnol freinera jusqu’au bout

A l’issue de l’adoption de cette résolution à Barcelone, le gouvernement espagnol, depuis Madrid, manifeste son intention de déployer tous les moyens pour empêcher un référendum en Catalogne. Sa vice-présidente, Soraya Sáenz de Santamaría, déclarait que l’exécutif du premier ministre Mariano Rajoy utiliserait tous les « instruments » pour freiner le projet catalan. Quelques heures auparavant, la secrétaire générale du Parti Popular, María Dolores de Cospedal, appelait à considérer un « délit » la mise en place d’un référendum, qui constituerait une démarche « absolument illégale ». La tournure soudaine prise par les événements en Catalogne du Sud et en Espagne n’a pas fini de surprendre l’ensemble des parties concernées.

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