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A peine un an après sa création, la formation politique Podemos a convoqué une marche composée de 100.000 personnes, ce samedi 21 janvier à Madrid. Le parti de Pablo Iglesias, leader de gauche populiste en baskets, a réussi le pari d’attirer dans la rue une foule de sympathisants. Podemos, qui constitue un phénomène rappelant les périodes de suractivité politique espagnole qui ont suivi la mort du général Franco, après 1975, a exprimé sa volonté de « changement », face au gouvernement du très droitier Parti Popular. Sa grande « marche pour le changement » a débuté de la place des Cibeles, à Madrid, jusqu’à la Puerta del Sol.

L’objectif de battre Mariano Rajoy à trois scrutins de 2015

Cette mobilisation s’est produite 6 jours après la victoire, dimanche 25 janvier, du parti de gauche Syriza, dont les dirigeants ont fait campagne aux côtés de ceux de Podemos. Le leader Iglesias s’identifie volontiers à l’évolution grecque, en appelant de ses voeux une réplique sur la péninsule ibérique. Sa formation espère percer aux prochaines élections, qui concerneront les régions autonomes espagnoles, les communes puis le congrès de Madrid. Le but affiché n’est plus d’émerger, mais véritablement de coiffer sur le poteau le très droitier Partido Popular, présidé par le Premier ministre, Mariano Rajoy. Dans un pays où les équilibres politiques peuvent varier rapidement, Podemos espère. En mai 2014, cette formation a obtenu 1,2 million de voix aux élections européennes, en créant un effet de surprise. Un sondage paru le 4 janvier attribue 23,2 % d’intentions de vote à cette jeune formation, contre 28,6 % au Partido Popular et 23,4 % au Parti Socialiste.

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