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A Cabestany, suite à la démission de la majorité communiste du maire Jean Vila, validée le 1er octobre, l’élection municipale du 24 octobre se déroulera à un seul tour, avec un candidat unique. Ce mercredi, l’UMP catalane s’est stratégiquement retirée de la course, après avoir sollicité l’ancien chef de l’opposition municipale Jean-Louis Aliet. Cette offre électorale restreinte, inhabituelle dans une commune de 8500 habitants, fera office de référendum « pour ou contre » l’entrée de Cabestany dans l’Agglomération Perpignan-méditerranée. Car la mairie de Cabestany, farouchement opposée à l’entrée, s’oppose ainsi à l’Etat, qui souhaite l’émergence d’un Etablissement Public de Coopération Territoriale (EPCT) de 36 communes. Dans un arrêté du 15 septembre, la préfecture des Pyrénées-Orientales précise que « l’inclusion de la commune de Cabestany », qui fait notoirement partie de l’agglomération en termes géographiques, économiques et sociaux, est « nécessaire pour assurer la continuité territoriale ». Au 1er janvier 2011, la ville rebelle fera partie de l’EPCT par obligation légale. Mais auparavant, l’élection du 24 octobre permettra de mesurer l’assentiment populaire au refus communiste, tandis que l’UMP pourra s’attribuer l’abstention et le vote blanc. Pour l’heure, ce dimanche 10 octobre, la section communiste de Cabestany organisent un « grand pique-nique (…) contre l’intégration forcée à l’agglomération ».

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