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Le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, a reçu l’investiture de l’UMP pour les élections municipales de 2014, ce mardi 14 mai après-midi. La direction nationale du parti, à Paris, a désigné le premier magistrat sortant, après avoir mesuré sa forte capacité de rassemblement, démontrée par une étude Ifop-Les Journaux du Midi selon laquelle 62 % des habitants de la ville estiment qu’il « ferait un bon maire ». Jean-Marc Pujol s’est payé le luxe de recevoir l’investiture à l’unanimité de la Commission nationale d’Investiture du parti de Jean-François Copé, co-présidée par ce dernier et par François Fillon. L’assemblée a également réuni le président et le vice-président de la fédération départementale de l’UMP des Pyrénées-Orientales, François Calvet et Daniel Mach.

Négociations pour une liste de 55 noms

L’attribution du label UMP au maire de Perpignan doit déboucher sur une liste de 55 candidats dont le brouillon existe depuis plusieurs semaines. Préfigurée depuis plusieurs mois par l’affichage pressant d’élus municipaux aux côtés du premier magistrat sur les photographies officielles, cette offre sera également complétée par les coordinateurs de réunions publiques organisées par les clubs politiques. L’un des exemples les plus évidents est Isabelle de Noell-Marchesan, maire-adjointe en responsabilité de la mairie du quartier Sud et coordinatrice de la prochaine rencontre du club « J’aime perpignan », ce samedi 18 mai sur le thème « Action et lien social« . Précédemment, cette rampe de lancement de la candidature Pujol s’est mobilisée sur les thèmes « Culture à Perpignan » et « Economie ». Mais la partie se joue aussi dans la proportion, qu’elle revendique à hauteur de la moitié, de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) de l’ancien maire Jean-Paul Alduy et de la figure montante Romain Grau. Le club Perpignan 2020 piloté par ces deux personnalités, qui convoque les habitants sur le thème de l’urbanisme, ce mercredi 15 mai, promeut aussi de possibles candidats, éloignés de la chose politique. Majoritairement jeunes, ces nouvelles têtes se voient confier la responsabilité de forums publics consacrés aux nouvelles technologies, au commerce, à l’éducation ou encore à la sécurité et aux mobilités.

L’Olivier, offre compatible ou élément de nuisance

En marge, une interrogation sera résolue dans les prochains mois sur les intentions du club le plus récent, L’Olivier, présenté publiquement le 19 avril et présidé par Bruno Delmas, également président de l’organisation Les Progressistes, fondée par Eric Besson, ancien ministre de Nicolas Sarkozy. Ce groupe invite le public à d’ambitieuses réunions dont la prochaine aborde le sujet « On peut encore changer le Pays Catalan« , jeudi 16 mai. Penchant sur le centre-droit, L’Olivier ne dialogue pas officiellement avec la majorité municipale ni avec Perpignan 2020, mais peut cristalliser un élément alternatif ou de nuisance au centre et à la droite perpignanais, à l’image de la candidature de François Rivière, partisan d’un « Nouveau Perpignan » lors des municipales de 2009, tout comme L’Olivier prône aujourd’hui un « Nouveau Pays Catalan ».

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