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Le président de l’UMP des Pyrénées-Orientales, maire de la ville du Soler, député de la 3ème circonscription du territoire et vice-président de l’agglomération Perpignan-Méditerranée, François Calvet, a remporté le second tour des élections sénatoriales, ce dimanche, à Perpignan. À l’issue d’une bataille serrée, consécutive d’un premier tour lors duquel il avait attiré 503 voix sur son nom, contre 470 accordées au sortant, Jean-Paul Alduy, membre du Parti Radical, M. Calvet a réussi son pari, dans une élection pour laquelle tous les pronostics donnaient gagnant Christian Bourquin. Ce dernier, président de la région Languedoc-Roussillon, parvenu en tête au premier tour, était déjà élu, ce dimanche en milieu de journée, avec 580 bulletins.

Les résultats du second tour font état de 260 voix octroyées au communiste Philippe Galano, soit 24,57%, dans une manifestation notoire de consignes de vote extérieures au Parti Communiste. Un total de 463 suffrages se sont portées sur M. Calvet, c’est-à-dire 43,76%, contre 324, ou 30,62%, suscités par la candidature de Jean-Paul Alduy, régulièrement donné gagnant. Ce dernier, qui a effectué un ratissage en règle du Pays Catalan, devait pouvoir s’appuyer sur sa position de pivot. Outre une traditionnelle prime au sortant, son appartenance au Parti Radical, associé à l’UMP, devait renforcer un œcuménisme politique porteur de succès. Ce schéma central, permettant de revendiquer une appartenance à une large mouvance, en l’occurrence celle de la majorité présidentielle, tout en jouant sur une nuance personnelle, en l’occurrence centriste, a été utilisé par Christian Bourquin. Socialiste d’obédience, mais exclu du parti de Martine Aubry, le premier candidat élu sénateur ce dimanche a pu s’appuyer sur une très juteuse situation périphérique au PS. À l’inverse, la liberté prise par Jean-Paul Alduy, dont le parti prévoit de s’émanciper de l’UMP en janvier 2012, peut avoir embrouillé une partie des 1086 votants.

La nouvelle configuration sénatoriale des Pyrénées-Orientales, qui place côte-à-côte un élu UMP et un élu à terme réintégré par le Parti Socialiste, anciennement rivaux aux élections législatives, rejoint une bipolarité classique, vers laquelle s’oriente l’échéance présidentielle de 2012.

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