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Le projet de réforme des rythmes scolaires engagé par le ministre de l’Education, Vincent Peillon, inspire les critiques du centre-droit et de la droite des Pyrénées-Orientales. Dans ce sens, l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) se veut favorable à « un vrai travail de fond » pour que les enfants puissent « bien grandir et bien apprendre », mais estime que le gouvernement « se trompe de méthode et de timing ». Dans un communiqué du 24 janvier, la branche perpignanaise du parti de Jean-Louis Borloo recommande l’observation d’un « temps suffisant de consultation » des « enseignants, parents, associations, partenaires institutionnels et collectivités ». Le parti centriste croit percevoir une réforme à courte vue, qui « ne prend pas en compte les rythmes sur l’année ni les temps de vie de l’enfant ». En outre, les finances du projet sont mises sur la sellette, car « en période de crise, le surcoût ne peut être supporté par les communes, ni par les parents ». Partisan modéré d’une décentralisation éducative, l’UDI juge enfin que les projets éducatifs « issus des territoires » ne sont pas « suffisamment au coeur de la réflexion » et regrette un carence en matière d’évolution, car le schéma proposé reste « loin des modèles de nos voisins européens ».

Daniel Mach défend le mercredi

Pour sa part, le maire de Pollestres et vice-président de Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération, Daniel Mach, relève un caractère « précipité » du projet et, fidèle à son profil respectueux des traditions, déplore la possible disparition de la « coupure du mercredi ». Celle-ci induirait selon lui « moins de temps de récupération » pour l’enfant, dont les parents qui travaillent « ne pourraient pas pour autant venir le récupérer », tandis que les mairies devraient assumer un surcoût que le secrétaire départemental de l’UMP dans les Pyrénées-Orientales estime à 70.000 euros pour sa propre ville. Ces frais correspondaient à « l’embauche obligatoire de personnels supplémentaires pour assurer les activités périscolaires », mais « menacerait aussi le centre de loisirs et les associations sportives ou culturelles ».

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