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Assuré d’un enracinement souligné en Pays Catalan par des pointes à 47 % aux dernières élections européennes, le Front National (FN) travaille son assise sociale. A ce titre, les élections municipales ont comporté des candidatures dans plusieurs petites villes ou villages, performance impossible il y a quelques années. A la mairie de Perpignan et à l’Agglomération Perpignan Méditerranée, Louis Aliot, stratégiquement missionné par Jean-Marie Le Pen à Perpignan en 2002, s’est adjoint une équipe aux profils normalisés. Si, autrefois, les militaires retraités constituaient le cliché de l’extrême droite démocratique, les nouveaux noms inscrits dans le paysage politique ne distinguent plus le parti. La progression du FN profite de la disparition des anciens, aux allures d’épouvantails pour la majorité des électeurs.

Aliot, coach d’une équipe plurielle

Les nouvelles fréquentations du FN, plus jeunes, s’expriment régulièrement au nom du premier parti communicant des Pyrénées-Orientales, loin devant les autres. Les élus perpignanais Bénédicte Marchand, Clotilde Font-Gavalda, Marie-Thérèse Costa-Fesenbeck, Catherine Pujol, Bruno Lemaire et Xavier Baudry donnent leur avis. Véritable coach, le leader Aliot, en mandat européen, leur délègue cette tâche, sans pour autant l’abandonner lui-même. Il vantait les mérites de son colistier Mohamed Bellebou, dimanche 26 octobre, sur Europe 1. La promotion de cette palette de personnes, pas encore des personnalités, est une nouveauté considérable en Roussillon. En conquête sociale et territoriale, le parti, centraliste dans ses fondements, dispose pourtant d’un site Internet pour le seul secteur de la Cerdagne.

Investir les instances nationales

La tentative plurielle du FN des Pyrénées-Orientales se reporte sur le XVe Congrès du parti, prévu à Lyon les 29 et 30 novembre. Le 28 octobre, la fédération départementale communiquait la liste des candidats du territoire postulant ou repostulant au Conseil national. Louis Aliot en n°3, Xavier Baudry en n°21, Marie-Thérèse Fesenbeck en N°154, Emmanuelle Grivet en position n°178, Irina Kortánek en 205, Daniel Philippot en 307, Jean-Claude Pinget en 316 et Alexandre Souaillat-Marius, en 354, composent la team propulsée par Louis Aliot. La seule place sérieuse reviendrait à Xavier Baudry, promis à une forme d’influence dans l’appareil. Mais Bruno Lemaire joue dans la division supérieure en tant que 17e conseiller politique, sur une assemblée de 24.

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