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Au printemps 2014, le vice-président du Front National, Louis Aliot, a obtenu le résultat détonnant de 44,89% au second tour des élections municipales de Perpignan. Comme le démontrait La Clau en scrutant les bureaux de vote, le candidat de l’extrême droite est même sociologiquement « maire de quartier » dans plusieurs secteurs, puisque majoritaire autour du Pôle Scolaire Claude Simon, proche de la route de Canet, où il a réalisé une performance de 50,65 %. Plus d’un an plus tard, aux élections départementales de 2015, le FN réalisait un score de 53,31% et 50,69% dans deux bureaux de l’école Léon Blum, aux marges de la cité, dans le quartier du Vernet, Le bureau 609 du groupe scolaire Emile Roudayre, au Bas-Vernet, lui offrait 53,61%, contre 51,97% au bureau 911 du groupe scolaire Vertefeuille, aux marges Sud, dans le quartier du Moulin-à-vent. Mais le centre-ville réserve la moitié de ces pourcentages au parti de Marine Le Pen.

La droite explosée, Grau forcé à la synthèse

Louis Aliot nourrit de grands espoirs envers les prochaines élections municipales dans la capitale du Roussillon. « J’ai une chance non-négligeable de remporter la mairie de Perpignan », a affirmé l’intéressé, mardi 15 mai, sur l’antenne de Sud Radio. Cette tentative, qui sera la troisième pour celui que Jean-Marie Le Pen a missionné en Pays Catalan en 2002, repose sur un espoir réaliste à l’aune des chiffres. Le candidat déclaré a souligné « J’ai failli gagner la dernière fois puisque j’ai réalisé 46% – sic – au deuxième tour alors que la droite a bénéficié du retrait de la gauche pour pouvoir gagner ». Et d’ajouter : « Aujourd’hui, la droite est en explosion (…) il y a une grosse division sur place ». Au final, pour l’échéance de 2020 à Perpignan, Louis Aliot est le seul candidat déclaré face à Romain Grau, qui devra nécessaire incarner le leadership adverse sur un socle macroniste aux ailes très élargies.