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Le Front National (FN), très à l’aise sur le thème de l’insécurité, s’est exprimé le 3 octobre sur les faits de violences récemment observés à Perpignan. L’avant-veille, la famille et les amis d’un jeune détenu a littéralement pris d’assaut le Palais de justice, avant de tenir tête aux forces de l’ordre présentes sur les lieux. Cette attaque inédite, qui a engendré des dégâts matériels sur ce reconnu comme vétuste, a fait réagir Louis Aliot, vice-président du FN et prétendant à la conquête de l’Hôtel de ville en 2014. Dans un communiqué, ce dernier a lancé une imprécation à l’encontre des assaillants, « amis d’un trafiquant de stupéfiant » et « issus de l’immigration », qui ont menacé de mort les agents et empêché de sortie les magistrats et administratifs de Palais de justice. Pour M. Aliot, il s’agit d’un fait de violence « clanique », singulièrement simultané à la confirmation d’un désengagement du « gouvernement socialiste » envers le projet de Cité judiciaire de Perpignan. Le candidat à la Ville a estimé que cette infrastructure répondrait à « un grand besoin, tant pour un meilleur fonctionnement de la justice que pour la sécurité publique », d’autant que « l’insécurité se banalise ». En son nom, le Front National a exigé des pouvoirs publics « de poursuivre les voyous qui s’en prennent à l’un des symboles de l’autorité de l’Etat » et invité la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à « revenir sur sa décision », en remettant sur la table le projet de Cité judiciaire.

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