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Dans le strict cadre de la loi, la mairie de Lleida, à l’Ouest de la Catalogne, a délibéré en mai dernier sur un projet d’interdiction des signes ostentatoires musulmans dans ses services municipaux. Le 8 octobre, le texte a été définitivement approuvé par la mairie, dirigée par le socialiste Àngel Ros. Depuis ce jeudi matin, la burqa, le niqab, mais aussi les casques et les cagoules, sont ainsi proscrits des bureaux, bibliothèques, ou centres sportifs, qui appartiennent à la Ville. Les contrevenants encourront des amendes de 30 à 600 euros en cas de non-respect de cette mesure, qui vise à défendre « la sécurité, la liberté et l’égalité », selon M. Ros. Le premier magistrat, jugeant que la burqa « discrimine », envisage cette disposition locale comme un acte de « pédagogie » voué à renforcer l’intégration aux valeurs communes de la péninsule ibérique. La pénalité de 600 euros annoncée est prévue dans les cas de récidive, selon cette mesure, qui a reçu au mois de novembre une forte opposition de l’association musulmane Watani, constituée dans la même ville de Lleida, dont la population atteint 136.000 habitants. Le collectif prônant les valeurs de l’islam a saisi le Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC), en arguant d’une atteinte aux droits de l’Homme, en l’occurence une discrimination pour appartenance religieuse. Le TSJC a jugé cette requête irrecevable, tandis que le maire affirmait que Watani est “ le groupe le plus minoritaire existant au sein de la communauté musulmane » de Lleida.

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