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Le débat sur le souverainisme catalan s’est agrémenté le 7 mars d’une déclaration polémique prononcée par le président de la région espagnole d’Extremadure, Juan Carlos Rodríguez Ibarra. Selon cet ancien dirigeant du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), la stratégie déployée par le président du gouvernement catalan, Artur Mas, est comparable à celles d’Adolf Hitler et Benito Mussolini, qui ont « attaqué le système depuis l’intérieur ». Cette affirmation est une allusion à l’approbation par 85 des 135 députés du Parlement de Catalogne, le 23 janvier à Barcelone, d’une « déclaration de souveraineté ».

Un avis « injuste, faux et dangereux »

M. Ibarra, qui a qualifié cette procédure de “tentative de coup d’Etat”, a suscité la réaction du porte-parole du gouvernement catalan, Francesc Homs, invitant le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, membre du très droitier Partido Popular, et le chef de l’opposition socialiste espagnole, Alfredo Pérez Rubalcaba, corriger ces propos potentiellement « délictueux ». Selon M. Homs, le risque serait d’instaurer un “état de l’opinion publique extraordinairement injuste, faux et dangereux” à l’égard de la Catalogne. De son côté, le député indépendantiste catalan au Congrès espagnol, Joan Tardà, membre de la Gauche Républicaine de Catalogne, a évoqué les évènements de la fin du XXe siècle au Kosovo, en assurant que M. Ibarra se comporterait « s’il le pouvait » comme l’ancien président serbe Slobodan Milosevic, qui « se considérait également de gauche, mais s’est avéré être un génocidaire ».

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