Langue

Les élections municipales de ce dimanche en Espagne ont permis au parti d’extrême droite Plataforma per Catalunya (PxC), qui se veut « ni de droite, ni de gauche », de prendre place dans plusieurs conseils municipaux. Si les quatre capitales provinciales que sont Barcelone, Tarragona, Girona et Lleida, ne sont pas concernées, certaines villes moyennes devront désormais composer avec cette formation, dont la force de pénétration s’avère invariablement démontrée dans les communes à forte population immigrée. Restée à la porte du Parlement de Catalogne lors des élections catalanes de novembre 2010, PxC place 5 conseillers municipaux dans la ville de Vic, située dans la partie intérieure de la province de Barcelone, où elle devient la première force d’opposition. Dans la banlieue de Barcelone, la ville de l’Hospitalet de Llobregat comporte désormais 2 conseillers municipaux en représentation de cette extrême droite de nouvelle génération. Dans la même banlieue, Santa Coloma de Gramanet comporte aussi un groupe PxC, tout comme les villes de Ripoll, Olot et Salt, dans la province de Girona. Au total, l’addition des conseillers municipaux de cette formation, qui siégeront notamment à Manresa, igualada, El Vendrell, Berga et Tàrrega, donne un résultat de 67 élus.

Plataforma per Catalunya, parti créé en 2001, originellement autant inspiré des groupuscules franquistes que du Mouvement National Républicain de l’ex-Front National Bruno Mégret, épouse les valeurs classiques de l’extrême droite européenne. La défense de la famille, la « vertébration morale de la société catalane », ou encore l’ouverture d’un débat sur « l’immigration et l’islam » sont les fondamentaux de ce parti, dirigé par Josep Anglada, admirateur de Jean-Marie Le Pen, commercial en produits cosmétiques et conseiller municipal de la ville de Vic.

Partager