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La ville de Salt, où des incidents se sont produits au mois de février, lors des autochtones ont accusé la communautés maghrébine de favoriser l’insécurité, est convoitée par l’extrême droite catalane. Ce lundi, le président du parti xénophobe Plateforme pour la Catalogne, Josep Anglada, a effectué une visite dans la ville, deuxième de l’agglomération par sa population, où il a déclaré « Salt est sévèrement touché par l’immigration ». Dans la bourgade, dont 43% des habitants sont d’origine immigrée, cette formation, que M. Anglada en 2003 après avoir été membre du parti Fuerza Nueva, héritier du franquisme, souhaite débusquer un candidat et faire le plein de voix. Pour cela, la stratégie de cette visite a été de désigner la population étrangère comme le « principal coupable » des difficultés de cohabitation dans la ville. Le leader ultra a ainsi accusé la Mairie, dirigée par la socialiste Iolanda Pineda, de promouvoir la « discrimination positive » envers les étrangers. A l’origine, Josep Anglada, qui souffle sur les braises de l’extrémisme, était comparé à Bruno Mégret, ex-lieutenant de Jean-Marie Le Pen, connu pour des positionnements idéologiques plus poussés que ceux de son chef. Ce dirigeant catalan, candidat à la présidence du Gouvernement catalan, à l’automne, juge la région de Girona propice à l’émergence de l’extrême droite.

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