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La Clau
L’eurodéputée Sanchez-Schmid dénonce une « alliance germano-britannique »
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Les discussions des 7 et 8 février sur le budget européen pour la période 2014-2020, vers lequel la France abonde à hauteur de 16 %, pour 20 % assumés par l’Allemagne et 13 % par l’Italie, provoquent une vive réaction de la députée européenne et conseillère municipale de la Ville de Perpignan, Marie-Thérèse Sanchez-Schmid. Dans un communiqué, l’élue dénonce un « accord au rabais » et une Europe « corsetée pour 7 ans », défend le « débat démocratique » et déplore une « France isolée ». Loin des frémissements des futures élections municipales, Mme Sanchez-Schmid réprouve l’accord, car, selon son analyse, l’Union européenne « se retrouve avec plus de compétences et moins de moyens ». Parmi les coupes budgétaires dénoncées figurent le programme pour étudiants Erasmus, facteur de construction d’une identité européenne, le Fonds d’aide au plus démunis et les « crédits pour la coopération transfrontalière, qui perdent 3 milliards d’euros ».

L’élue ne votera pas le budget européen

La députée, dont l’action européenne reste confidentielle en Pays Catalan par prépondérance médiatique des affaires locales, territoriales et nationales, estime que le budget proposé par le Conseil de l’Union européenne, qu’elle ne votera pas, « sacrifie les dépenses de compétitivité comme la recherche, le développement et les infrastructures de transports pour satisfaire les égoïsmes nationaux ». Enfin, elle regrette la « stratégie de négociation » du Président de la République, François Hollande, qui, selon elle, a manifesté des « incohérences » et une « mésentente » avec la Chancelière allemande Angela Merkel, et s’est « incliné devant une alliance germano-britannique ».

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