Langue

La députée européenne et conseillère municipale UMP de Perpignan, Marie-Thérèse Sanchez-Schmidt s’était distinguée le 17 septembre aux côtés du très droitier Partido Popular, dans la région de Barcelone, lors de la visite d’un quartier gitan. Ce vendredi, à Bruxelles, l’élue a tenu à soutenir sans réserve la politique d’expulsion de Roms accélérée par Nicolas Sarkozy depuis le mois d’août, alors qu’une sanction de la Commission Européenne (CE) reste possible face aux évacuations de camps de Gitans ordonnées par la France, sommée de régulariser ses procédures avant le 15 octobre. La Perpignanaise a ainsi déclaré à l’Agence Catalane d’Informations « Rien de ce qu’a fait la France ne peut être sujet à discrimination ». Le 14 septembre, la commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding, avait comparé le traitement des Roms en France à celui des Juifs lors de la Seconde Guerre mondiale, puis, ce mercredi 29 septembre, la Commission européenne a confirmé l’ouverture d’une procédure d’infraction contre la France portant sur la libre circulation des citoyens européens. Cette démarche, qui fait suite à une menace de sanctions envers l’hexagone, signale une atténuation du processus, mais elle reste bien réelle. Face à cette tournure des événements, Mme Sanchez-Schmidt, s’est félicitée que la CE « hagi abandonat la idea » d’entamer une procédure envers l’Etat français pour racisme.