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En marge de la situation de crise, la Coopération Territoriale Européenne, discrètement menée depuis 2007, bénéficie d’une progression. La commission du Développement régional du Parlement européen a en effet proposé, le 11 juillet, que le budget 2014-2020 de la coopération transfrontalière, consacré à réduire l’effet de frontière, atteigne 7 % de la politique de cohésion, et non plus 2,5 %, soit 11,7 milliards d’euros. Par communiqué, le 12 juillet, la député européenne catalane Marie-Thérèse Sanchez-Schmid, a déclaré « une révolution est en marche » et revendiqué de « nombreux besoins des zones frontalières (…) en matière d’infrastructures de transport, de coopération universitaire, d’intégration du marché du travail ou encore de coordination des systèmes de secours et de soins transfrontaliers ».

La frontière, « gisement de compétitivité »

Rapporteur pour le Groupe Parti Populaire Européen et conseillère municipale perpignanaise en charge des affaires européennes, Mme Sanchez-Schmid a affirmé que « certains États membres se partagent les fonds pour faire des projets dans leur coin, sans réelle coopération ni valeur ajoutée européenne ». L’élue s’est félicitée d’avoir agi pour que l’allocation des fonds rejoigne directement les programmes de coopération, cette décentralisation européenne constituant la « révolution » citée. Selon elle, la frontière est un « facteur de tension », mais la coopération constitue un « gisement extraordinaire de compétitivité ». Actuellement, 196 millions de citoyens européens sont frontaliers, soit 40 % de la population, qui peut profiter de pistes de développement économique spécifiques.

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