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L’abdication du roi d’Espagne, initialement prévue en janvier dernier, s’est présentée ce 2 juin. Ce retrait impose l’aménagement à la hâte d’une loi organique et un conseil des ministres extraordinaire, organisé ce mardi, tandis que se profile la future Espagne. Ce pays, dont le roi âgé de 76 ans a choisi le départ au nom du « renouveau », a confié l’annonce de l’événement à son Premier ministre, Mariano Rajoy à 10h30. La Maison Royale a émis un tweet de confirmation puis mis en ligne à 13h, sur YouTube une allocution du sortant.

Changer de régime ou changer de pays

Juan Carlos, qui part 39 ans après avoir accédé au trône où l’avait placé le général Franco, souhaite voir son successeur affronter les « défis de demain ». Son Fils Philippe, couronné en Philippe VI sous trois à six semaines, deviendra à 46 ans le premier roi moderne de l’Espagne démocratique. Contemporain de la movida des années 1980, ce nouveau dirigeant aura la charge de faire perdurer et de moderniser l’idée monarchique, en profitant d’une popularité de 66,4 %. Mari de la journaliste divorcée Letizia Ortiz, elle-même fille d’une syndicaliste et petite-fille d’un chauffeur de taxi, le futur chef de l’Etat aura pour défi immédiat la résorption de la question catalane. « Le roi va changer mais le processus catalan continue », soulignait ce lundi le président catalan, Artur Mas, alors que des manifestations républicaines se préparaient dans 50 villes de la couronne d’Espagne. Si les personnes mobilisées ont réclamé un référendum sur la fondation d’une République espagnole, le message présent en Catalogne revendiquait une République catalane.

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