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La Clau
Les mots favoris des députés: « police » pour Grau, « nationalité » pour Aliot
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Quels sont les thèmes favoris de nos députés, lors de leurs interventions à l’Assemblée nationale, en session publique ou en commission ? Au fond, quels sont leurs centres d’intérêt, qu’est-ce qui résume leur profil ? Si leurs mots les plus fréquents jalonnent leurs analyses de leurs propos, textes, amendements et interventions, leur extraction est une affaire d’analyse confiée aux machines digitales. Le site NosDéputés.fr dresse ainsi l’inventaire, sous forme d’aperçu, des sujets d’intervention et de prédilection des 577 parlementaires du Palais Bourbon sur leurs cinq années de mandat. Pour les Pyrénées-Orientales, le député Romain Grau, élu de la 1ère circonscription, apparaît comme amateur des 3 mots et expressions que sont “gendarmerie”, “gendarmerie nationale” et “policier”. Rapporteur du budget national consacré à la police, à la gendarmerie, à la sécurité routière et au contrôle de la circulation, l’élu de la République en Marche (LREM) est associé majoritairement à la tranquillité publique.

Aucune occurrence pour les députés Gayte et Cazenove

Selon cette même approche, le maire de Perpignan, Louis Aliot (Rassemblement national, RN), député de la 2e circonscription du Pays Catalan jusqu’en 2020, se voit adosser 29 mots ou expressions, dont “agriculteur”, “apprentissage”, “confinement”, “drone”, “défense”, “militaire”, “nationalité, “référendum” et “terrorisme”. Son successeur, Catherine Pujol, également RN, se voit correspondre à “médecin”, “parquet” et “procureur”. Pour leur part, Sébastien Cazenove (4e circonscription) et Laurence Gayte (3e circonscription) ne se voient attribuer aucun vocable. Ce ne signifie pas qu’ils sont muets, mais le système d’intelligence artificielle (IA) mobilisé pour estimer les occurrences lexicales des parlementaires n’a pas trouvé, dans leurs propos trop rares, la matière suffisante pour fournir une liste qui, peu ou prou, soit significative d’une personnalité, d’une couleur politique et de travaux parlementaires comportant une incidence sur la vie de la chambre.
Le site Nosdeputes.fr, réputé sérieux, a été lancé en 2009. Il permet de suivre l’activité de chaque élu de l’Assemblée nationale en termes de présence et d’interventions.

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