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Le 22 mai se dérouleront les élections municipales de Girona, à l’instar de l’ensemble de l’Espagne, mais sans soutien manifeste de la part d’élus de Perpignan. Pourtant, la concurrence et la coopération entre les deux plaines situées de part et d’autre du massif des Albères seront plus que jamais au menu des 20 prochaines années. Le président de l’agglomération Perpignan-Méditerranée, Jean-Paul Alduy, a d’ailleurs rencontré, le 15 avril, les deux principaux candidats à Girona, sans exprimer de soutien, mais dans le but de nouer des relations institutionnelles, quel que soit le gagnant, sur un projet de conurbation établie de Narbonne à Girona. La mairie de Girona, socialiste depuis 32 ans autour de la personnalité du leader politique Joaquim Nadal, n’a jamais coopéré avec Perpignan au-delà de la culture, autour d’une Scène Catalane Transfrontalière. La candidate socialiste, Pia Bosch, n’inclut pas le transfrontalier dans sa campagne, et préfère accueillir le socialiste français et maire d’Ivry, Manuel Valls.

Pour sa part, le candidat Carles Puigdemont, membre de la puissante coalition Convergence et Union (CiU), fait trembler la forteresse socialiste de Girona, qu’il pourrait vaincre, mais avec un tout autre profil que celui de sa concurrente. Comme il le revendique lui-même, il a travaillé à Perpignan, maintient des liens forts avec le Roussillon et ses élus, et revendique un besoin de coopération institutionnelle entre les deux bassins économiques. Parmi les axes mis en avant par ce candidat, pour lequel le développement de Girona dépend de son ouverture au Nord, figurent les transports et les infrastructures. Idéologiquement proche du Parti Radical de Jean-Louis Borloo et Jean-Paul Alduy, parti avec lequel il entretient une relation continue, M. Puigdemont défend son intérêt envers la métropole transfrontalière promue par M. Alduy, à l’égal du maire CiU de Figueres, Santi Vila, favori à sa réélection.

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