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Les mots de Georges Frêche sur les populations défavorisées de Perpignan, souvent gitanes et maghrébines, « esclaves » d’un système politique, choquent aussi à gauche. Ainsi, les signataires d’un « Appel au nom des valeurs de la gauche », parmi lesquels l’ancienne députée PS de l’Hérault Christine Lazerges, l’ancien député-maire communiste de Sète et actuel conseiller général François Liberti ou encore Michel Guibal, conseiller général PS de l’Hérault, se déclaraient, samedi, indignés de cette saillie verbale survenue après celles concernant « les Harkis, les Blacks de l’équipe de France de football (…), les femmes tondues, les oreillons des femmes musulmanes et les « cons » d’électeurs ». A Perpignan, dans un silence assourdissant à gauche, seuls les Verts demandaient vendredi à « tous les gens de gauche », de « se désolidariser de ce personnage ». Alliés de la liste de « Union pour Perpignan » aux élections municipales, les écologistes de Catalogne Nord en profitaient pour dénoncer une « annonce » de Christian Bourquin, président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, mercredi dernier aux côtés de M. Frêche, de « confiscation des moyens financiers des collectivités territoriales au seul bénéfice de Mme Amiel-Donat », candidate PS aux municipales.

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