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La Clau
Les « emplois francs » promis par F. Hollande arrivent à Perpignan
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Lors de la campagne pour l’élection présidentielle, en 2012, le candidat François Hollande se faisait fort de créer des « emplois francs« , afin de mettre fin aux discriminations sociales, souvent liées au quartier de résidence des candidats au travail. L’idée avancée était alors de lutter « contre le chômage des jeunes des quartiers populaires ». Ce procédé est fondé sur l’exonération de charges sociales des PME employant des jeunes habitant dans les zones franches urbaines, ainsi que l’anonymat du CV lors du premier entretien d’embauche. Le 29 avril 2013, les députés socialistes Ségolène Neuville et Jacques Cresta ont informé de sa mise en place de ce dispositif à Perpignan à partir du 1er juillet.

Seulement 10 villes retenues

La capitale du Roussillon a été sélectionnée au sein d’un club très fermé qui regroupe également Marseille, Amiens, Grenoble, Clichy-Montfermeil, Toulouse, Lille, Saint-Quentin et Fort-de-France. Le ministère de la Ville a retenu ces 10 cités en raison d’une « diversité du tissu urbain et économique » et d’une « difficulté d’accès à l’emploi des jeunes issus des quartiers populaires sur des agglomérations où le chômage des moins de 30 ans est important », selon les deux parlementaires. Ces derniers affirment que l’éligibilité de Perpignan répond à leur action auprès de Cécile Duflot, ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement, et François Lamy, ministre délégué chargé de la Ville, au regard des « difficultés rencontrées sur Perpignan de renforcer les outils mis en place par le gouvernement ».

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