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Les ralliements aux prétendants socialistes à la présidence de la République se précisent dans les Pyrénées-Orientales. La ligne promue par le candidat François Hollande est défendue ouvertement depuis fin juin par Christian Bourquin, vice-président du Conseil Général et président de la Région Languedoc-Roussillon. Les supporters du possible vainqueur à cette échéance se dévoileront mardi 26 juillet à Perpignan, lors d’une présentation organisée par le vice-président régional Jacques Cresta. L’ancien secrétaire départemental du parti, grand soutien de Georges Frêche lors des régionales de 2010, est désigné “mandataire départemental de François Hollande”, via un comité baptisé “Répondre à gauche”, comme il nous le signalait ce jeudi matin. Sans équivoque, François Hollande livre sa confiance à une personnalité socialiste aussi légitime qu’exclue du parti, par la volonté de Martine Aubry.

Dans le camp d’à côté, la conseillère municipale socialiste de Perpignan et candidate régulière du PS lors des élections régionales de 2010, Jacqueline Amiel-Donat, reste fidèle à Mme Aubry. Le 14 juillet, elle publiait par ses propres moyens la déclaration nationale de cette dernière, candidate à la primaire, pour rappeler sa fidélité. A l’occasion des régionales, la secrétaire générale du parti avait en effet lancé une liste socialiste contre Georges Frêche, certes perdante, menée en Pays Catalan par Mme Amiel-Donat. Celle-ci organise la campagne pro-Aubry, et affiche pour principal renfort la figure de Charles Campigna, candidat socialiste aux sénatoriales de septembre, anciennement soutien de M. Frêche. Mais M. Campigna infirme ce soutien, et ne déclare aucun changement dans sa ligne de soutien, liée à M. Bourquin.

La troisième mouvance, dont la carence de tête visible et de personnalité connue constitue un handicap, est reliée à la candidature de Ségolène Royal. Malgré organiser des “piques-niques citoyens”, disposer d’un comité local et d’une ribambelle de sites Internet, dont un blog officiel et plusieurs sites personnels, ce courant reste éparpillé. Au pays où l’action politique développée sur Internet peine à être prise au sérieux, tandis que les puissants réseaux réels boudent généralement les réseaux virtuels, le clan Royal fait résolument figure de corps étranger. Trop libre des pesanteurs et des rancoeurs qui nourrissent les deux autres sphères socialistes, il cherche désespérément les codes d’accès au réseau.

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