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Le débat indépendantiste catalan, qui secoue la classe politique sud-catalane et espagnole, s’agrémente d’un nouvel ingrédient depuis ce mercredi, car le parti politique centriste Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), probable vainqueur des élections de l’automne prochain, avec la coalition CiU, exclut un quelconque référendum d’autodétermination dans les quatre années à venir. Selon son secrétaire général adjoint, Felip Puig, une consultation «un échec politique et démocratique», alors que la frange déterminée du souverainisme catalan considère que l’entrée d’un Etat catalan au sein de l’Union Européenne requiert au plus tôt une déclaration unilatérale d’indépendance, par le Parlement de Catalogne. M. Puig juge cependant que d’ici «deux mandats», c’est-à-dire après 2018, la Catalogne s’orientera vers son « indépendance politique», et, pour convaincre, compare la Catalogne au Quebec, qui organise des référendums depuis 40 ans et «les perd tous». Face à l’avenir du territoire, la divergence des calendriers est évidente, car CiU, en cas de prise de pouvoir gouvernemental, considèrerait inopportun un référendum d’autodétermination à brève échéance. En revanche, la gauche Républicaine de Catalogne, ainsi que le parti Démocratie Catalane, fondé par l’ex-président du Barça, Joan Laporta, sont plus pressés.

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