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A l’issue de deux ans d’activités, le think tank Opencat, fondé à Perpignan pour repenser l’inclusion du Pays Catalan dans l’espace européen, fait le choix de se positionner sur l’échiquier politique. Présidé par le kinésithérapeute perpignanais Vincent Dumas, âgé de 36 ans et ancien administrateur du magazine La Clau, ce cercle de réflexion, progressivement etoffé de collaborateurs, éludait jusque-là le cadre politique traditionnel. Désormais, il aborde ouvertement le paysage des partis, dans une analyse des prochaines évolutions des Pyrénées-Orientales. Selon Opencat, ce territoire « cessera d’être un cul-de-sac » suite à l’avènement du TGV Perpignan-Barcelone. Le mouvement en découlant placera la Catalogne du Nord « dans le flux ibérique vers le cœur de l’Europe », d’après le cercle, qui rappelle que la crise mondiale s’est ajoutée à une crise locale « vieille de 40 ans ». Favorable à une évolution du cadre institutionnel actuel, qu’il range parmi les « outils d’hier », Opencat souhaite accompagner, de Perpignan à Girona et au delà vers Barcelone, une « intimité des territoires ».

Un trait d’union politique, plutôt qu’un parti

Sur cette lancée, le laboratoire à idées, penché sur une interprétation économique des réalités, affirme que les partis politiques sud-catalans du Roussillon n’ont pas de « solution » car ils appliquent un « prisme extérieur » à des « problématiques politiques et administratives particulières ». Considérant que le rapport nord-sud « a été régi par le flou et l’approximation », Opencat se positionne en point de réunion entre l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) « de Jean-Paul Alduy et Jean-Louis Borloo » et Convergència Democràtica de Catalunya « de M. Oriol Pujol », c’est à dire la coalition qui dirige le gouvernement de Catalogne, à Barcelone. Ce signalement « au centre-droit » est défendu par un « engagement humaniste et social-libéral » jugé commun à ces deux partis, dans le but de « libérer les forces créatrices de l’entreprise au service du bien-être des populations et de la cohésion sociale ». Cependant, Opencat se préserve, en « conservant son indépendance et son caractère transnational », tout en s’illustrant comme « point de rencontre de ces sphères ».

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