Langue

La validation du projet de ligne TGV Bordeaux-Toulouse, probablement au détriment de l’axe manquant Perpignan-Montpellier, fait réagir. Le maire de Perpignan et président de l’agglomération Perpignan Méditerranée, Jean-Marc Pujol, estime que le ministère des Transports, en annonçant l’approbation de la première des deux lignes, samedi 26 septembre, agit pour «aider les deux candidats socialistes des nouvelles régions (…) en grande difficulté ». Il ironise au sujet de Dax, visée par la ligne : «il est vrai que cette destination est urgente et intéressante pour les quelques curistes qui s’y rendent». M. Pujol souhaite voir se «renforcer définitivement la nécessaire desserte de l’Espagne par la LGV, en passant naturellement par Perpignan» et déplore un «petit arrangement entre socialistes».

Le FN Aliot ne vexe personne, CDC dénonce

Louis Aliot, candidat du Front National sur la grande région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées, estime que le choix de l’Etat est «une très bonne nouvelle» s’il est complété par la «liaison des deux mers et l’axe Montpellier-Perpignan». Mais Convergence Démocratique de Catalogne perçoit un début de préférence pour Toulouse, contre Perpignan et Montpellier : «le centralisme décentralisé produit son premier effet et Perpignan disparaît des écrans radars, exclu de la géopolitique à venir». Selon le parti centriste, l’empêchement constitué par le coût élevé de la ligne Roussillon-Languedoc était un prétexte, car Bordeaux-Toulouse «coûtera 5,9 milliards d’euros, contre 6 milliards finançables à parité par l’Union européenne pour le tronçon qui nous concerne». CDC dénonce «l’impuissance des parlementaires des Pyrénées-Orientales dans les grandes sphères de décision».

Partager

Icona de pantalla completa