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Dans son rôle de sénateur des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin s’est adressé oralement au ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, à propos de la législation encadrant le vin, ce mardi 18 février, au sein de l’assemblée sénatoriale. En amont du projet de loi de Santé publique à présenter au Parlement, le président de la Région Languedoc-Roussillon a évoqué une future « interdiction de parler positivement du vin dans les médias », parmi les mesures « redoutées ». Il a également cité la « taxation plus sévère du vin » et le « renforcement des mentions sanitaires sur les étiquettes ». Partisan d’une non-criminalisation des breuvages issus de la vigne, le sénateur a recommandé de « ne pas condamner, ou faire culpabiliser inutilement les consommateurs ». Dénonçant des « mesures culpabilisantes », il a insisté pour que les campagnes de communication découlant de la loi expliquent clairement que « ce n’est pas le vin qui est combattu, mais sa consommation excessive ». Selon ses mots, il serait impossible d’apprécier, « en famille ou entre amis », une bouteille portant la mention dissuasive « ce produit tue » ou « ce produit provoque des cancers », à l’instar de la législation en vigueur pour le tabac. L’élu, qui partage son patronyme avec le sénateur du Doubs Martial Bourquin, a estimé que les « mesures extrêmes » envisagées doivent être radoucies, pour préserver « l’attractivité du vin » et l’économie viticole.